Notes de lecture: Le crime de sœur Marie-Hosanna

Le crime de Soeur Marie-Hosanna

Par Julianne Pilon

Notes de lecture

Le 30 novembre 1910. Qu’a fait de si terrible la jeune adolescente Ophélie, 15 ans, pour que son père, le juge Aristide Martel, la confie au monastère des Augustines de Québec pour en faire une religieuse cloîtrée qui ne doit plus sortir du couvent ?

En fait, le 8e roman de Claire Bergeron débute plus tôt, le 17 mai 1905 avec la fête d’Ophélie et la naissance de son petit frère Félix. Au fil des ans, la vie de la famille Martel et d’Ophélie se déroule bien. Sa mère Agnès l’aime. Son oncle Rémi la recrute pour faire du théâtre d’été. Elle adore son petit frère. Seule ombre : son père ne semble guère l’aimer et est sévère avec elle.

À l’été et l’automne 1910, tout bascule. Ophélie fait honte à son père en embrassant un jeune homme en public. Elle est punie sévèrement, plus de sorties, plus de cours de théâtre et le mépris et les injures de son père. À l’automne, les malheurs se poursuivent. Son oncle Rémi s’en va en France. Sa mère disparaît, soi-disant partie avec son beau-frère, selon ce que lui dit son père. Ophélie n’y croit pas. Et finalement, elle se retrouve cloîtrée sous les ordres de son père.

Après sept ans au couvent et avoir fait ses études d’infirmière et occupant un travail à l’hôpital Hôtel-Dieu, Ophélie devenue sœur Marie-Hosanna en a assez. Elle décide de s’enfuir avec l’aide d’une jeune prostituée qu’elle a soignée à l’hôpital. Elle se retrouve finalement dans une petite municipalité rurale de l’Abitibi, où elle espère trouver la paix et peut-être le bonheur. Mais la vie va en décider autrement. De nouveaux rebondissements issus de son passé l’attendent.

Dans « Le crime de sœur Marie-Hosanna », on retrouve la plume vive de Claire Bergeron, son sens de l’intrigue, son talent pour créer des personnages forts, sa capacité de faire revivre une époque et des lieux. On y retrouve aussi ses convictions féministes car, au début du siècle, les femmes n’étaient trop souvent que des épouses soumises, des mères dévouées ou des prostituées sous la domination masculine.

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, mars 2020.

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