Le dépistage du cancer du sein en Abitibi-Témiscamingue

Cancer Du Sein Ruban

Par Lili Germain

Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), je l’aime, car je lui dois la vie. Ce programme a fait ses débuts dans la région à la fin des années 1990 et un bilan annuel est produit afin d’en évaluer les résultats. Il est donc possible d’en tirer de précieux éléments d’information à propos des femmes qui sont âgées de 50 à 69 ans. Pour ma part, le diagnostic de cancer est arrivé au début de la cinquantaine, m’obligeant à subir deux interventions chirurgicales et à m’exiler à Gatineau pour des traitements de radiothérapie.

Entre le 1er juillet 2015 et le 31 décembre 2017, 14 763 femmes vivant en Abitibi-Témiscamingue ont fait au moins une mammographie de dépistage grâce à ce programme, ce qui constitue un taux de participation plus important qu’ailleurs au Québec (69% contre 65%). Rouyn-Noranda obtient un taux de 69%, se classant ainsi très près de l’objectif de participation (70%). Ainsi, 4 091 femmes ont pu passer cet examen si important.

Le taux de participation régional a régulièrement surpassé celui de la province entre 2007 et 2017, mais cette avance se réduit. En effet, le taux pour l’Abitibi-Témiscamingue est en baisse alors que celui qui prévaut au Québec est en légère croissance. On peut expliquer cette baisse du taux de participation régional par les problèmes associés aux pénuries et au roulement de personnel dans les centres de dépistage, par l’augmentation du nombre de mammographies à faire compte tenu de la hausse du nombre de femmes comprises dans ce groupe d’âge ainsi que par le manque de promotion du programme.

Le Centre de dépistage de Rouyn-Noranda a permis de réaliser 1 718 mammographies en 2017, ce qui se traduit par l’un des plus gros volumes d’activités dans la région avec celui de Val-d’Or. Fait à noter, il y a eu une réduction importante des mammographies à Rouyn-Noranda en 2017 comparativement à 2016 (environ 500). On suppose que le nombre de mammographies dites anormales force des clichés supplémentaires, ce qui peut jouer sur la réalisation d’autres mammographies de dépistage. La réduction du nombre d’examens à Rouyn-Noranda explique près des trois quarts de la baisse constatée à l’échelle de l’Abitibi-Témiscamingue.

À Rouyn-Noranda en 2017, 4 mammographies initiales sur 10 étaient considérées comme anormales et elles ont entraîné des examens supplémentaires, donc un certain stress pour les femmes concernées et une pression supplémentaire pour l’utilisation des équipements du centre. On remarque que près de 12 % des mammographies qui ont suivi furent aussi considérées comme étant anormales, nécessitant d’autres examens. En tout, 13 cas de cancer du sein ont finalement été comptabilisés. Cette donnée est provisoire, car il se peut que les diagnostics ne soient pas encore tous finalisés. Bonne nouvelle en terminant, on remarque que le taux régional de détection du cancer du sein semble suivre une tendance à la baisse depuis 2007.

Comme je le dis souvent, passer une mammographie n’a rien de plaisant, mais j’encourage toutes les femmes à faire cet examen. Parfois, les résultats peuvent être ceux que l’on souhaite, mais parfois ils peuvent nous surprendre, voire nous assommer. L’important, c’est de savoir à quoi s’attendre et à agir en conséquence, non ?

Source : Bilan 2017 PQDCS Abitibi-Témiscamingue...

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, décembre 2018 - janvier 2019.

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