Violence, quand tu nous tiens!

Forêt en gris

Par Lili Germain

La violence est toujours bien présente dans nos vies, comme en font foi les données qui suivent, tirées de l’Enquête sociale générale de 2014 sur la victimisation. Cette enquête a été produite par Statistique Canada. Des telles données portent à réfléchir et nous font réaliser l’ampleur du travail qui reste à faire pour la contrer, ou du moins l’atténuer, que ce soit à la maison, dans la cour d’école, au travail ou ailleurs.

Violence conjugale

L’enquête indique que parmi les 19,2 millions de Canadiens et de Canadiennes ayant un conjoint ou un ex-conjoint, 4 % ont été victimes de violence conjugale pendant les cinq années qui l’ont précédée. À ce propos, il est question de violence physique, de violence sexuelle ou des deux. Bonne nouvelle, cette proportion est en régression par rapport à ce qui était enregistré en 2004 (7 %). L’enquête révèle par ailleurs que 70 % des incidents n’ont jamais été signalés aux policiers.

La moitié des victimes de violence conjugale a été brutalisée une fois, mais près du tiers ont déclaré de 2 à 10 épisodes de violence. Les formes les plus graves sont le plus souvent déclarées par des victimes de sexe féminin. On pense ici aux agressions sexuelles et au fait de se faire battre, étrangler ou menacer avec une arme à feu ou un couteau.

Près du tiers des victimes de violence conjugale avoue avoir été blessé physiquement, une proportion qui est demeurée stable au cours des dix dernières années. Mais il faut ajouter à cela les cauchemars et l’insécurité menant à rester sur ses gardes et à éviter des situations potentiellement explosives.

Violence familiale

En 2014, plus de 323 600 victimes ont déclaré des crimes violents à la police du Canada. Parmi elles, le quart a subi de la violence familiale. Il s’agit majoritairement de femmes (68 %). Par ailleurs, 53 647 victimes de crimes violents déclarés avaient moins de 18 ans. Pour imager ce chiffre, mentionnons qu’il équivaut, grosso modo, aux populations des MRC Abitibi et Abitibi-Ouest plus la moitié de celle du Témiscamingue. Énorme, non ?

Les auteurs de l’enquête indiquent que les enfants de moins de 12 ans sont le plus souvent agressés par un parent ou une connaissance, rarement par un étranger. Quant aux personnes de 65 ans et plus, elles sont surtout victimes d’un enfant adulte (33 %).

Pour en savoir plus, suivre ce lien :
http://www.statcan.gc.ca/daily...

   

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, juin 2016.

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