Bernard Bellerose, un exemple à suivre

Bernard Bellerose Crédit photo: Réjean Gouin.

Par Réjean Gouin

Ils sont nombreux ceux qui aident leurs concitoyens en faisant du bénévolat dans notre quartier à l’heure actuelle et c’est impossible de les remercier assez pour les efforts qu’ils y mettent.

Mais qu’en est-il de ceux qui nous ont précédés et qui, à force de travail et d’acharnement, ont fait d’Évain ce que nous y trouvons maintenant ?

Les exemples sont nombreux et une personne qui vaut la peine d’être mentionnée est sans doute M. Bernard Bellerose qui vit à présent près du centre-ville de Rouyn-Noranda, mais qui a son cœur encore bien ancré dans notre quartier.

M. Bellerose est né à Montbeillard et est marié à Mme Gertrude Lemire. Après quelques années à Rouyn-Noranda, M. Bellerose s’est installé dans le village d’Évain avec sa jeune famille où vivent encore la majorité de ses enfants et petits-enfants.

Après une carrière dans les mines et à la suite d’une fermeture, il prend sa retraite à 58 ans. C’est le début d’une grande implication dans le bénévolat. Comme il le dit lui-même « c’était juste pour passer le temps » et le temps, les heures et les minutes au service de sa communauté, il ne les a jamais comptées.

Un de ses premiers projets à la retraite fut de vendre des sapins pour Noël afin d’amasser de l’argent pour les paniers de nourriture à distribuer aux plus démunis. La première année, ce sont 90 arbres de Noël qui sont vendus dans sa cour pour un montant de 1000 $ (le dernier vendu à 21 h 30 le soir du 24 décembre). Autant d’arbres dans sa cour, ça prend de la place et ça lui a valu le commentaire suivant : « Mais, grand-papa, tu as amené la forêt ici ! » Cette cueillette d’arbres qu’il va chercher lui-même en forêt, il s’en occupe pendant trois ans. D’ailleurs, c’est l’activité dont il se souvient avec le plus de fierté et qu’il classe dans ses plus beaux souvenirs.

Impliqué dans le club de motoneige, il en organise les rallyes. Plus tard, membre du club Optimiste, il participe activement à l’élaboration des Optishow, sans oublier son dévouement comme marguillier (4 ans) et comme concierge à l’église durant plusieurs années, ce qui lui vaut pendant un certain temps le titre de « Père Ovide d’Évain », nous rappelle gentiment son épouse Gertrude.

En 1985-1986, c’est l’érection de la croix lumineuse qui l’occupe avec M. Michel Gagné. Sans avoir de plan et après avoir obtenu un financement facile de la part de la population, c’est dans son garage que s’est construite la croix qui domine encore le quartier d’Évain.

Durant la même période, il aide à l’élaboration des fêtes du cinquantième de notre village, se rendant disponible que ce soit pour placer les salles ou pour aller chercher des commissions. Il a même fabriqué des enseignes du cinquantième qui ont décoré nos maisons et qui étaient vendues pour financer les différentes festivités. Selon Mme Gisèle Gélinas, M. Bellerose a toujours été d’une grande disponibilité pour tout ce qu’il entreprenait.

Un autre projet majeur en investissement de temps et d’effort fut sans conteste le vernissage du mobilier dans l’église, mobilier retapé patiemment avec l’aide de quelques personnes.

Ce fut une belle rencontre avec ce monsieur, qui se souvenait d’avoir également été responsable du char allégorique pour le Club de l’Âge d’Or quand on faisait encore des parades dans les rues du village.

Fier de tout ce qu’ils ont vécu à Évain, le couple Bernard et Gertrude ne manque pas une occasion d’y revenir. D’ailleurs, on peut les voir à tous les brunchs du Club de l’Âge d’Or au début de chaque mois.

M. Bernard Bellerose est définitivement un exemple à suivre.

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, mai 2019.

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