Lucie Mayrand, écrivaine

Lucie Mayrand

Par Gabrielle Bruneau

On ne fera pas semblant, Lucie Mayrand est ma tante. Une tante très chère qui m’a offert un modèle de valorisation de l’écriture durant mon adolescence, période où je m’imaginais devenir moi-même écrivaine. Journaliste bénévole, enseignante du français et bibliophile, Lucie m’a toujours fait sentir sa passion pour la littérature, mais je ne me doutais pas que bouillait en elle le désir d’écrire « pour de vrai ».

Sa première nouvelle que j’ai pu lire était Simple passagère, qui a été publiée dans la revue Brèves. Une nouvelle ancrée dans le réalisme et le ressenti du personnage principal, auquel on s’attachait tranquillement et qui prenait doucement, dans mon esprit, les traits de ma tante.

Il faut dire que ses personnages principaux sont presque tous féminins, ce qui est plutôt rafraîchissant. Pour celles et ceux qui la connaissent, vous retrouverez sûrement un peu de Lucie dans ses personnages et, pour les autres, peut-être un peu de vous. Car son écriture nous ramène toujours vers une atmosphère familière, ancrée dans la régionalité qu’est la nôtre grâce aux multiples références typiques de l’Abitibi. De par sa narration et le vocabulaire utilisé, Lucie nous fait pénétrer avec facilité dans l’âme même de ses personnages, suivant le fil de leurs réflexions, jusqu’à nous sentir inclus dans l’histoire. Souvent, les sujets féminins matures nous invitent à observer le monde à travers leurs lunettes, peut-être un peu plus expérimentées, et à remarquer les différences de modes de vie et d’aspiration entre les générations qui les ont précédées et celles qui les ont suivies.

À l’instar de ses personnages, Lucie a attendu d’avoir plus de vécu avant d’oser se lancer dans des projets d’écriture. Mais c’est bien sans prétention qu’elle s’est mise à écrire et à proposer ses textes dans des concours. « J’avais envie d’écrire, donc j’ai écrit », me lance-t-elle simplement. Entrer dans sa bulle, se perdre dans un univers coupé du monde tangible et creuser la réflexion sur les personnages, c’est ce qui lui plaît le plus. Puisant à travers ses émotions, ses souvenirs, son environnement, ce sont le plus souvent les personnages qui surgissent dans son esprit, qu’elle questionne afin de mieux les définir, les connaître et découvrir leur histoire.

À sa retraite de l’enseignement, Lucie a eu envie d’être lue. Aussi simplement et naturellement qu’elle s’était mise à écrire, elle a choisi de publier ses écrits sur le web, permettant à tout un chacun d’y accéder. Quatre ans plus tard, avec un nouveau site web sobre et accueillant, Lucie nous donne accès à huit textes : plusieurs nouvelles, une novella, deux récits autobiographiques et le tout dernier, le premier épisode d’un feuilleton La maison rouge brique.

Touchant, introspectif, intrigant, avec une touche romancée de nature, voilà qui décrit, selon moi, son style littéraire.

Alors ? La curiosité vous démange et vous aimeriez lire cette écrivaine évainoise ? Alors, allez jeter un coup d’œil ou deux à son site web : www.luciemayrand.com

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, février 2022.
Photo : Gracieuseté.

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