La pandémie de 1918: la grippe espagnole

Grippe espagnole 1918

Par Diane Perron-Latour

La première vague de la grippe espagnole arrive au printemps 1918. Elle est très contagieuse et se répand à la vitesse grand V. C'est la fin de la guerre et la grippe traverse les frontières, rejoint la France et la Belgique et frappe nos soldats canadiens. Certains vont mourir en l'espace de deux jours seulement sans avoir le temps de revenir au pays.

On est d'avis aujourd'hui que le navire médical Araguaya en provenance de l'Angleterre et transportant bon nombre de blessés américains a contribué à propager le virus en sol américain. Dans l'année qui suit, les États-Unis perdent un million de citoyens.

Vers le début du mois d’octobre, la grippe espagnole envahit la ville de Montréal qui décide de fermer tous les lieux de réunion publique. La panique s’installe. Les services commencent à faire défaut lorsque les employés succombent au virus, ou qu’ils refusent de se rendre au travail. Seules les églises ne seront pas fermées. On fait appel à la prière et aux prêtres.

Au printemps 1919, le Canada fait le bilan, le pays a perdu 50 000 citoyens.

L'Abitibi n'a pas été épargnée, malgré une course folle vers Amos qui est la seule ville pourvue de médecins. Chaque jour, le train y amène de nouveaux contingents de malades.

La grippe espagnole, grande tueuse, a fait plus de 14 000 morts au Québec. À l'échelle mondiale, il y a eu près de 100 millions de décès... 

Doit-on comparer la grippe espagnole au Covid-19 ? On ne le sait pas. L'histoire nous le dira. 

Un mot d'ordre venant de notre directeur national de la santé publique, docteur Horacio Arruda : « Je vous en supplie, écoutez les consignes ».

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, avril 2020.

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