Attention les "black bird" sont arrivés!

Black Bird 5

Par Maryse Lessard

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Qui de nous n’a jamais entendu l’expression « BLACK BIRD » pour décrire ces oiseaux noirs qui nous arrivent en grand nombre vers la fin avril ? En fait, nous retrouvons parmi ces oiseaux noirs (mais pas tout à fait noir, comme vous le verrez) : les Étourneaux sansonnets, les Carouges à épaulettes, les Quiscales bronzés, les Quiscales rouilleux et les Vachers à tête brune.

Souvent, à leur arrivée, ils sont tous ensemble et piaillent sans arrêt, s’installant par dizaines soit dans un arbre, sur un terrain ou dans un champ dégagé de neige. Parfois, ils se donnent le mot et passent dévorer toutes les graines de nos mangeoires, et ce, en un rien de temps; c’est un peu moins drôle. Mais bon, nous, ornithologues, sommes bien heureux de leur retour, car nous savons que d’autres espèces suivront sous peu.

À part le fait d’être noirs, ces « black bird » sont très différents les uns des autres, pourvu que l’on prenne le temps de les observer et de les écouter. Chant, grosseur et plumage se distinguent. Brièvement, je vous parlerai surtout des mâles.

Étourneau sansonnet
1- Étourneau sansonnet : Claire Robichaud (Évain)

Notons que L’ÉTOURNEAU SANSONNET, de la grosseur d’un Merle d’Amérique, a un fort bec conique de couleur jaune au printemps et son plumage noirâtre est orné de petites taches blanches ou chamois aux reflets métalliques, bleus, verts et violacés suivant les endroits sur son corps. Au soleil, cet oiseau est superbe et la couleur varie selon la saison. Il a la queue courte et carrée et les pattes rougeâtres.

Le chant ou plutôt les cris sont assez différents et nombreux, le plus classique étant un « tchrrrriiiiii » prolongé. On le voit en ville et près des fermes en campagne. On le remarque encore plus à l’automne lorsque les individus se rassemblent perchés, par dizaines et même centaines, sur les fils électriques.

Carouge à épaulettes
2- Carouge à épaulettes : Nicole St-Amant (Évain)

Pour sa part, chez le CAROUGE À ÉPAULETTES, le mâle possède un plumage noir lustré dont les ailes sont ornées de belles épaulettes bien rouges bordées d’une lisière jaune. Il a le bec noir assez pointu et plus court que chez l’étourneau. Les pattes sont noires. La femelle est bien différente, mais très jolie quand on prend le temps de s’y arrêter.

Le carouge a un chant bien caractéristique comme un gazouillis long et musical « konk-la-reee » finissant en trille. On retrouve ce dernier surtout près de l’eau ou dans les marais.

Carouge à tête jaune
3- Carouge à tête jaune : Nicole St-Amant (Évain)

Belle surprise, ici à Évain. Un CAROUGE À TÊTE JAUNE s’est montré à la mangeoire d’une citoyenne. Quelques personnes ont eu le plaisir de l’observer. Alors soyez aux aguets à vos mangeoires, à l’arrivée de tous ces oiseaux.

Vacher à tête brune
4- Vacher à tête brune : Maryse Lessard (Évain)

Parlons d’une espèce moins connue. Le VACHER À TÊTE BRUNE, qualifié de « parasite » car la femelle pond ses œufs dans le nid des autres espèces. Le vacher est un peu plus petit que les autres « black bird ». Comme l’indique son nom, il a une tête brune. Son plumage est d’un noir bleuté. Son bec conique est noir ainsi que ses pattes. Nous avons eu l’occasion d’observer plusieurs individus ici même à Évain.

Quiscale bronzé
5- Quiscale bronzé : Jacques Archambault (Évain)

Finalement le QUISCALE BRONZÉ, plus imposant que ceux déjà mentionnés, est un oiseau au plumage qui nous semble tout noir, mais comme son nom l’indique c’est un noir bronzé. Cependant, sa tête foncée possède des reflets bleus et violacés selon la lumière du jour. C’est un oiseau avec un bec puissant et conique ainsi qu’une longue queue qui, une fois étalée, forme un « V ;».

Pour le quiscale, on ne parle pas de chant, mais d’un cri dont le plus courant est un « chack » puissant. Son habitat est plutôt urbain, comme les parcs ou les terrains cultivés ouverts.

Quiscale rouilleux
6- Quiscale rouilleux : Catherine Dion (Évain)

En portant plus attention, on peut découvrir aussi le QUISCALE ROUILLEUX. Plus facile à identifier à l’automne, car son corps noir prend des reflets roux, d’où son nom. Plusieurs individus ont pu être observés, l’automne passé, aux bassins d’épuration de la municipalité d’Évain.

Voilà, nous avons fait le tour de ces « black bird » qui ne sont pas les oiseaux favoris à observer pour beaucoup de gens. Mais, si vous désirez mieux les connaître ou simplement en connaître davantage sur la faune ailée, je vous invite à vous joindre à la Société du loisir ornithologique de l’Abitibi (SLOA) lors des prochaines sorties sur le terrain dans les prochains mois. Pour plus d’informations, communiquez par courriel : adminsloa@sloa.ca ou allez sur notre site Web : www.sloa.ca.

J’ai volontairement laissé de côté la Corneille d’Amérique, qui nous arrive tôt en mars, sillonnant les abords de nos routes deux par deux ou par groupes croassant fortement. En passant, la corneille n’est pas la femelle du Grand corbeau qui, lui, passe l’hiver avec nous.

Je vous souhaite un très beau printemps et je vous invite à prendre le temps de découvrir de plus près ces « BLACK BIRD ».

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, mai 2019.

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