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Journal communautaire, par et pour la population d'Évain (Québec, Canada), depuis 1977  

Une visite du passé

par Sami Audet, Gabrielle Izaguirré,
Amélie Grandbois et Caroline Garant
Édition janvier 2008

Dans le cadre de notre cours en Univers Social, nous, les élèves de 5e année, avons eu la visite d'une grande voyageuse le 28 novembre dernier.

Il y a 2 ans, Diane Moreau a été plongée, pendant 3 mois dans l'univers de 1806. Elle a vécu 2500 km de canot, de portage et de travail intense.

Une aventure incroyable, mais avouons-le , pas à la portée de tous. Nous avons appris beaucoup de Diane.

D'abord, elle était fascinée par les canots d'écorce et les costumes d'époque. Refaire la route des voyageurs était alors tout un défi.

Croyant qu'elle avait les qualités requises pour entreprendre un tel périple, elle s'est lancée dans cette belle aventure.

Photo de Diane Moreau

"Le travail d'équipe et la tolérance sont les principales qualités d'un bon voyageur" affirma-t-elle. Tout le monde était important parce que tous les voyageurs avaient une responsabilité.

La bannik et la soupe aux pois étaient la nourriture au quotidien. "Il ne fallait donc pas être trop difficile!"

Vivre en forêt sans chasse-moustiques ,sans se laver, ni utiliser de brosse à dents relève presque de l'exploit. Diane a malgré tout grandement apprécié son voyage. "Il fallait se débrouiller avec les moyens du bord", dit-elle.

Elle nous a montré quelques outils faisant partie de ses bagages: couteau, chaudron, graines, fils, lacets et couverture.

Des petits trucs de base pour se dépanner nous ont vraiment étonnés. Diane a fait ses lacets avec un cercle de cuir. Avec une jupe (pas tellement pratique), elle s'est confectionné une veste et une tuque afin de se réchauffer. Diane a même fait un feu en moins de 50 secondes à l'aide d'une simple pierre, de copeaux et de brindilles...Wow!

Elle nous a également sensibilisés à l'environnement. Pourquoi demande demande-t-elle, acheter tant de petites bouteilles d'eau de plastique alors qu'une gourde ou un contenant peut très bien faire l'affaire? D'autant plus que ces bouteilles d'eau se retrouvent bien souvent par terre et dans nos forêts.

Merci Diane! Nous avons appris beaucoup de toi et sommes persuadés que nos promenades en forêt ne seront plus tout à fait les mêmes grâce à toi.

Les élèves de 5e année Martine Gauthier et Sylvie Gélinas
 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, janvier 2008.


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