Voyage dans le sud : 1700 km en motoneige

Michel Villeneuve 24 Transkekeko

Par Réjean Gouin

Beaucoup de gens prennent des vacances en janvier et février, principalement pour aller dans le sud se faire dorer la couenne. Mais il y a aussi plusieurs amoureux des grands espaces de notre province, des sentiers en forêt et de motoneige qui profitent de ces mois d’hiver pour faire un voyage autrement.

De ceux-là, Robert Séguin organise depuis plusieurs années une randonnée en motoneige pour son groupe d’amis. En 2016, c’est à quatre qu’ils sont partis, la dernière fin de semaine de février, pour huit jours, faire un tour vers le sud de la province.

Partis de Rouyn-Noranda, la première étape les a amenés à Témiscaming pour une première nuit. La deuxième journée fut celle où ils ont fait le plus long trajet isolé en sentier sans possibilité de ravitaillement ou d’arrêt pour le lunch, soit environ 220 km jusqu’à Rapide-des-Joachims.

M. Séguin me disait que d’habitude, il essaie de planifier des étapes d’une centaine de kilomètres entre les ravitaillements pour une moyenne quotidienne de 200 à 220 km.

De Rapide-des-Joachims, ils se sont dirigés vers la réserve faunique La Vérendrye pour coucher à la pourvoirie du même nom; de là à Mont-Laurier la journée suivante, puis direction La Pourvoirie Fer à Cheval, près de Parent. Cette nuit passée près de Parent fut la plus froide. Mère nature aura décidé qu’une nuit à cet endroit ce n’était pas suffisant pour eux et c’est par un froid de moins 31 degrés Celsius qu’ils se sont levés. Ne réussissant à faire démarrer l’une des motoneiges qu’en après-midi, ils furent forcés de rester sur place pour une deuxième nuit.

Les imprévus font partie intégrante de tout voyage, mais il y a pire que de devoir passer une nuit non prévue dans un endroit comme le Fer à Cheval, au chaud, dans une auberge classée 4 étoiles et réputée pour ses soupers gastronomiques quatre services. Avec une réputation pareille, ils ont tout de même été chanceux d’avoir de la place.

Bien sûr, l’étape suivante se devait d’être rallongée et c’est quelques 440 km qu’ils ont parcourus la journée suivante pour se rendre à la pourvoirie Lac Tiblemont dans le secteur de Senneterre, après s’être arrêtés pour dîner au relais Balbuzard Sauvage. Une journée de motoneige qui s’est terminée tôt en soirée pour un groupe qui aime bien finaliser leurs journées au milieu de l’après-midi.

La dernière journée, celle du retour à la maison, fut sans histoire.

M. Séguin me confiait que nous sommes privilégiés ici, car la qualité et l’étendue du réseau de sentiers Trans-Québec permettent de telles randonnées sans avoir à se déplacer tout d’abord avec auto et remorque. Il est en mesure de comparer ayant fait dans le passé quelques voyages semblables au Nouveau-Brunswick et en Ontario où plusieurs règlements provinciaux empêchent une certaine continuité dans les sentiers.

L’ensemble de leur aventure s’est déroulée sans problème, si ce n’est de la motoneige qui n’a pas démarré à cause du froid extrême et de cette fois où, afin de sauver quelques 50 km, le raccourci s’est avéré moins bien balisé et qu’une des motoneiges s’est enlisée (slushée) rendant cette journée plus exigeante physiquement; ce qui a fait dire à M. Séguin qu’il vaut mieux, la plupart du temps, s’en tenir au plan initial.

Robert Séguin, patrouilleur bénévole pour le Club Motoneigistes MRC Rouyn-Noranda, reste un passionné de la motoneige depuis bien des années et, au grand plaisir de ses amis, il aime organiser ces sorties annuelles qui démontrent qu’il est possible d’apprivoiser nos hivers plutôt que de les fuir.

  

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, mai 2016.
Crédit photo : Michel Villeneuve

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