À la Ville de Rouyn-Noranda, des consultations… et des consultations!

Samuelle Ramsay 3 Samuelle Ramsay-Houle, conseillère municipale du quartier Évain.

Par Samuelle Ramsay-Houle

L’un de mes souhaits les plus chers lorsque je me suis présentée en politique municipale était de voir une meilleure communication entre la Ville et la société civile. Je souhaitais ardemment que les différentes décisions prises par la Ville de Rouyn-Noranda soient mieux connues et qu’elles soient davantage ancrées dans la population. 

À mon arrivée autour de la table, j’ai vite constaté que je n’étais pas la seule à voir cet élément problématique. Par où donc commencer ? Quels processus devons-nous redéfinir ? Comment rejoindre le plus de gens possible ?

Nous avons commencé assez tôt à mettre les solutions les plus rapidement réalisables en place. Par exemple, modifier la manière et l’ordre dans lequel se déroulent les séances publiques du conseil municipal. Ainsi, les citoyens et journalistes présents ont droit dorénavant à des présentations appuyées de support visuel lorsqu’il y a des modifications à faire au schéma d’aménagement de la ville par exemple. Cela facilite grandement la compréhension des règlements qui sont modifiés. D’autres ajustements et une vulgarisation des termes politiques et légaux ont été faits assez rapidement pour simplifier les séances. 

Également, ce qui s’est vite imposé a été la consultation des citoyens sur différentes questions. Depuis plus d’un an, des consultations publiques et des séances d’information ont été menées sur plusieurs sujets : la légalisation du cannabis (deux séances publiques), la création du Parc régional des collines Kékéko (une séance réalisée et une autre à venir), le Plan de développement de la zone agricole (trois consultations), la mise en place de la collecte des matières organiques (deux consultations), le Plan d’intégration et d’implantation architectural (PIIA), la présentation de la planification stratégique adaptée (présentation au grand public et à différents groupes d’intérêts), la révision de la politique culturelle municipale (journées de concertation) et j’en passe ! 

Tous ces exemples sont de bonnes pratiques à double sens. D’une part, pour outiller le conseil municipal en vue des décisions qu’il doit prendre et, d’autre part, pour informer la population et conserver un lien d’information privilégié avec celle-ci. 

Selon moi, bien que les personnes élues soient en place pour représenter les citoyens, il demeure important de les consulter plus qu’aux quatre ans via les élections. Les grands projets sur lesquels on se prononce doivent venir de notre base. Avoir une meilleure idée des considérations de la population est primordial pour prendre des décisions éclairées. 

Ces exemples en sont quelques-uns parmi plusieurs qui mèneront la Ville à avoir une étroite collaboration et une écoute active de sa population. C’était mon souhait et il est en train de se réaliser. Plusieurs autres démarches sont à venir pour continuer sur cette voie. Il suffit de mentionner la réorganisation du service des communications qui s’est effectuée en 2018 et le bureau du citoyen qui devrait voir le jour en 2019.

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, décembre 2018 - janvier 2019.

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