Uqat 4042 Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Rouyn-Noranda.

Par Lili Germain

Envoyer ses enfants aux études coûte cher, surtout si ceux-ci doivent s’expatrier hors de la région. Bien sûr, il y a les prêts et les bourses, mais ce ne sont pas tous les jeunes qui peuvent en profiter. Tout dépend du revenu des parents.

Le Programme de prêts et bourses du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur permet aux personnes aux études dont les ressources financières sont insuffisantes de poursuivre à temps plein des études secondaires en formation professionnelle, des études collégiales ou des études universitaires. Pour notre part, nous avons dû mettre les mains dans nos poches, et pas rien qu’un peu…

Lorsque nous avons élevé notre famille, nos revenus ne nous permettaient pas de mettre de côté des fonds en prévision des études supérieures, mais nous avons eu de la chance. Deux de nos trois enfants ont fait leur cours ici, dans la région, alors que notre troisième s’est formé à Montréal. Nous avons toujours réussi à les soutenir financièrement, si bien qu’ils sont sortis de l’école avec un diplôme en poche et très peu de dettes. Nous avons donc pour ainsi dire investi dans nos enfants et dans leur avenir et ce fut là une très bonne décision.

Étudier, c’est une chose, mais obtenir son diplôme apporte un plus puisque cela ouvre la voie à un travail mieux rémunéré. Plus le niveau de diplomation est élevé, plus les revenus sont, en général, élevés.

Les dettes d'études peuvent faire l’objet de grandes préoccupations sur le plan budgétaire, ceci tant pour les parents que pour les enfants. Nous avons tenté de bien planifier nos revenus et nos dépenses. Parfois, comme bien d’autres, nous avons reporté des projets. Mais nous sommes convaincus que cela en valait la peine.

Voici quelques données intéressantes tirées d’un sondage de la firme IPSOS, pour le compte de la compagnie BDO Canada :

  • 16 578 $, c’est la dette moyenne des étudiants québécois au moment de l'obtention du diplôme;
  • 53% des diplômés disent qu'ils ont réduit pendant leurs études leurs dépenses pour l'achat de vêtements, l'abonnement à un gym ou les sorties au restaurant;
  • 30% des diplômés regrettent de ne pas avoir vécu de façon plus modeste et de ne pas avoir tenu un budget pendant qu'ils étaient aux études.

Source : Le Soleil : Coup d’œil économique sur la dette étudiante

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, novembre 2017.

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