| Par Gilles Quintal | Édition juin 2011 |
Je suis arrivé en Abitibi-Témiscamingue à l’automne 2004 et je me suis installé à Évain avec ma famille, en juin 2005. Fraîchement débarqué de l’Outaouais, j’ai donc fait le chemin inverse de bien des témiscabitibiens qui descendent s’installer dans le Sud pour des raisons familiales ou professionnelles.
Biologiste de formation avec une base en foresterie et une maîtrise en administration publique, j’ai travaillé dans différentes régions du Québec (Laurentides, Lanaudière, Outaouais et finalement, en Abitibi-Témiscaminque). Je suis maintenant à la retraite de la fonction publique depuis mai 2009. On me demande souvent pourquoi je ne retourne pas dans ma région maintenant que je suis à la retraite. Retourner dans ma région? Laquelle? Celle où je suis né? Bien, je suis né à Montréal et puis j’ai été élevé à Laval. Celle où j’ai étudié? Alors si j’ai fait mes études à Chicoutimi et à Québec, c’était justement pour changer d’air et quitter la Ville!
Mes dernières années en poste à Rouyn-Noranda se sont passées au ministère du Développement économique où j’aidais principalement les entreprises de la région dans leurs projets de développement et d’expansion. Aujourd’hui, semi-retraité, j’aide les membres de la communauté algonquine de Kitcisakik à réaliser leur projet de futur village. Je siège également sur quelques conseils d’administration d’organismes communautaires ou à vocation sociale. Je reviens à mes valeurs fondamentales qui m’ont guidé lorsque j’ai fait mes études en aménagement forestier et en écologie afin de léguer à mes enfants et aux générations futures un meilleur environnement de vie et de développement.
Voilà donc que j’ai accepté, tout récemment, de me joindre à l’équipe de notre journal «Ensemble». En plus de prêter main forte à une équipe de bénévoles engagés dans leur mission, je désire alimenter les lecteurs et les lectrices de mes réflexions de citoyen de ce quartier que j’ai adopté avec ma famille élargie depuis près de sept ans. Ma conjointe siège au conseil de quartier depuis quelques années et j’assiste assez régulièrement aux échanges de ce comité.
Évain est en plein essor démographique et de nouvelles PME voient le jour pour offrir de nouveaux services à notre communauté. De plus en plus de véhicules sillonnent nos rues et de nouvelles maisons nous amènent de nouvelles familles. Que pouvons-nous faire comme citoyen et citoyenne de ce quartier pour qu’il soit accueillant et qu’il y fasse bon vivre? Chaque semaine je sillonne les rues d’Évain à pied ou à vélo. En voiture aussi, pour aller à Rouyn, car il n’y a pas de transport collectif entre le plus grand quartier de Rouyn-Noranda et le centre ville. À pied et à vélo, j’ai tout le loisir de regarder autour de moi, de croiser des gens, de discuter avec eux et de respirer les odeurs que chaque saison nous apporte avec son lot de surprises saisonnières. Au fil de mes promenades, je suis souvent agréablement surpris par de belles réalisations, mais il m’arrive aussi d’être attristé par la vue de déchets abandonnés. La fin de l’hiver nous apporte ainsi chaque année son lot de bouteilles et de cannettes vides, de verres en styromousse le long des talus ou des trottoirs ou dans les parcs où vont jouer nos enfants. Les cours d’eau ne sont pas épargnés puisqu’on y voit des sacs plastiques ou de papier qui flottent à la surface. Quel dommage! Évain est un quartier où il fait bon vivre, mais il nous appartient d’en prendre soin individuellement et collectivement afin d’en préserver la qualité de vie. Ensemble, nous pouvons faire la différence!
Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, juin 2011.
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