L'art de passer de belles vacances en famille

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Par Stéfanie Trahan

Depuis l’arrivée de nos enfants et l’achat de notre maison, le mot vacances n’a plus du tout la même signification. Lorsque nous étions un jeune couple sans enfant, ce mot était synonyme de se coucher tard, de se lever à l’heure qui nous plaisait, de partir libre sans aucune responsabilité, d’aller au cinéma voir les derniers films sortis en salle, de s’improviser un 5 à 7, de manger dans n’importe quel type de restaurant, de sauter des repas et aussi de boire à volonté (surtout lorsqu’on n’avait pas à conduire). Mais surtout, partir en vacances de couple nous coûtait à ce moment-là un prix totalement dérisoire.

Maintenant, le terme vacances pourrait porter la définition suivante : « Quelques semaines pendant l’année où l’on doit planifier les gros travaux d’entretien de la maison (s’il y a lieu) et trouver le moyen en plus de se garder un moment pour du temps de qualité en famille? Tout en respectant bien sûr nos contraintes budgétaires. »

Pourtant, depuis les dernières années, on ne peut pas dire que nous n’avons pas profité de ces moments en famille. Cela fait maintenant 3 ans déjà que nous faisons du camping sauvage, se promenant du Nouveau-Brunswick à la Nouvelle-Écosse, de Toronto à Niagara Falls, de l’Île d’Orléans à Tadoussac, tout ça en transportant notre maison dans la minuscule valise de notre Yaris. Une façon que nous avons trouvé pour continuer à voyager et visiter pleins d’endroits tout en respectant notre budget et nos intérêts.

La différence, c’est que nous devons penser en avance à des endroits où dormir, aller dans des restaurants familiaux abordables, penser à comment faire chauffer le biberon s’il y a lieu, traîner tout un attirail d’éléments comme des couches, des lingettes, des vêtements, tout en essayant d’éviter d’encombrer notre petite auto. Il faut aussi s’armer de patience et faire des compromis pour que chacun prenne du plaisir. 

Il est vrai qu’à chaque fois qu’on se casse la tête pour tout entrer dans l’auto, qu’on révise notre liste de choses à ne pas oublier, qu’on court après les enfants pour les convaincre de venir s’asseoir dans leur siège d’auto, il nous vient à l’esprit cette vie d’avant. Toutefois, c’est une vision qui ne fait que passer car une fois qu’on se retrouve notre petite famille dans notre tente, tout le monde serré les uns contre les autres, qu’on déguste un bon repas autour du feu, on ne changerait pas de place pour rien au monde. Et une fois que les enfants dorment, les parents peuvent alors prendre le temps de déguster un petit verre de rouge, dans une tasse à café, car les coupes ont été oubliées!

 

Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, été 2013.

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