| Maryse Lessard | Édition janvier 2006 |
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Nous allons bientôt traverser l'hiver et beaucoup d'entre nous préparons déjà nos postes d'alimentation pour nos amis de la faune ailée. Et pour cause : les oiseaux ne nous quittent pas pour le froid mais par le manque de nourriture (poissons, insectes, plantes) qui n'est plus disponible. Les oiseaux qui restent doivent s'adapter tels les pics, les sittelles et les geais qui se font de petites cachettes dans les arbres ou devront changer leur régime alimentaire. |
![]() Photo : D. Tremblay, Lac Évain |
Se protéger du froid est un combat continuel pour la gélinotte ou le tétras qui se laisse tomber dans la neige : ils utilisent le concept de l'igloo. Pensons aussi à la petite mésange à tête noire qui doit manger 90% du temps pour maintenir sa température corporelle. C'est pourquoi nous la voyons constamment autour de nos mangeoires virevoltant ici et là. Si nous avons l'œil alerte, nous pourrons aussi voir la sittelle à poitrine rousse, tête en bas, descendant le long des troncs d'arbres. Elle accompagne assez souvent les groupes de mésanges.
Pour compenser le manque de nourriture de nos amis, suif suspendu aux arbres, graines de tournesol noir et à l'occasion des fruits séchés et des noix hachées seront une nourriture de choix à leur offrir. Cette nourriture énergétique attirera une grande diversité d'oiseaux.
Saviez-vous qu'une trentaine d'espèces passent l'hiver avec nous? En plus de ceux déjà nommés, le pic chevelu, le pic mineur, le gros-bec errant, le durbec des sapins, les sizerins, les roselins viendront eux aussi agrémenter vos matins d'hiver. Observez bien vos arbres fruitiers, vous pourriez avoir la chance d'y observer des dizaines de jaseurs boréals, un très bel oiseau muni d'un masque noir et orné d'une belle huppe rousse sur la tête. C'est tout un spectacle à s'offrir!
D'autres espèces peuvent aussi se présenter tout au long de l'hiver. On se rappelle le harfang des neiges, sur le chemin de l'Église vers le chalet du club de Ski de fond, il y avait passé plus d'une semaine. Au lac Évain, au court de l'hiver passé, des gens ont pu faire l'observation de la petite nyctale (petite chouette de 20 cm de hauteur) et d'un grimpereau brun qui lui aussi, telle la sittelle, se promène la tête en bas. La chouette lapone a été très présente tout l'hiver dans la région. Cette grosse chouette ne passe surtout pas inaperçue.
Autant les divers milieux ou habitats amènent leurs lots de découverte, autant chaque saison a ses attraits. Que ce soit en ski de fond, en raquettes, au chalet ou à la maison, observer les oiseaux l'hiver est un passe-temps de plus en plus populaire.
Si un oiseau vous paraît insolite ou spécial, la Société du
loisir ornithologique de l'Abitibi (SLOA) sera heureuse de prendre
en note votre observation. Vous n'avez qu'à communiquer avec Maryse
Lessard.
Bonnes observations hivernales !
Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, janvier 2006.
Cet article a obtenu un prix de l'AMECQ
(Association des médias écrits communautaires du Québec), en 2007 :
2e prix Chronique,
dans la catégorie des journaux publiant des éditions de
4000 exemplaires et moins
(ex aequo avec le journal communautaire L'Écho de
Cantley en Outaouais).
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